Grève à la clinique du Pont de Chaume : le blocage de la direction.

Les salariés de la clinique sont en grève depuis 34 jours. Le conflit est difficile car la direction refuse de négocier pour sortir du conflit malgré les injonctions des services de l’Etat.

Rappel sur le début de la grève.

La direction s’est montrée plus que réticente pour entamer des négociations comme les prévoit l’Etat en cas de conflit social. Plusieurs fois, elle n’a même pas daigné venir ou rester aux négociations organisées sous la médiation de la République à sa demande.

Suite à un nouveau constat d’échec après une dixième réunion le Vendredi 6 Novembre au soir, le médiateur a proposé de soumettre ses recommandations afin de rapprocher les deux parties. Pour l’aider dans cette démarche en accord avec la direction et les salariés grévistes, il fait appel au cabinet Sécafi pour une expertise afin de faire le point notamment sur la santé financière de l’entreprise. Ce rapport lui est remis le Jeudi 12 Novembre au matin et à 16h il remet ses recommandations.

Des propositions indécentes de la part de la direction reprise par le médiateur.

Quelle ne fut pas la stupeur des salariés de constater que le médiateur, malgré un rapport montrant un établissement viable financièrement, reprend 95% des propositions de la direction en rajoutant seulement une prime exceptionnelle de 500euros brut payable au 31/12/15. A 18h une nouvelle réunion est organisée et la délégation des salariés oblige la direction à avoir de réelles discussions sur la base des propositions du médiateur en essayant de revenir sur le cahier revendicatif des salariés sans réelles avancées mais au moins un semblant de négociation commence enfin !!! Rendez-vous est fixé au lendemain 9h30.

Les salariés grévistes, très en colère et dans l’incompréhension totale de telles recommandations après 6 jours d’attente, décident dès le 12 Novembre au soir de faire une opération coup de poing à 5h dès le lendemain en installant dans les halls d’entrées et couloirs de consultations les lits et brancards inoccupés de la clinique. Une occupation des lieux est organisée.

La direction quand à elle, après avoir fait constater par huissier, refuse de revenir à la table des négociations tant que le hall est envahi. Mais les salariés à l’unanimité refusent de plier à ce nouvel ultimatum et maintiennent l’occupation. Finalement rendez-vous est donné à 14h30 et les salariés libèrent les lieux pour venir soutenir et montrer leur détermination devant la préfecture durant les négociations. En fin de soirée, force est de constater que la direction n’a pas changé d’un iota sa position sur la revalorisation salariale et les conditions de travail. Le médiateur  propose de se revoir le Lundi 16 Novembre à 14h avec un gros doute sur la venue de la direction qui a d’ores et déjà prévenu qu’elle n’aurait pas de nouvelles propositions.

Un conflit qui dure malgré les demandes institutionnelles au groupe Vedici.

D’un point de vue national, des pressions du Ministère de la Santé, par le biais de la Fédération Santé et l’UFSP ont été faite à la Direction Générale du groupe Vedici pour faire rapidement des propositions sérieuses et décentes pour enfin sortir de ce conflit. Les salariés se sont réunis en AG le Samedi 14 Novembre, sous le choc des évènements nationaux qui se sont déroulés la veille au soir, et ont donc décidé, après reconduction de la grève, de se retrouver ensemble pour une soirée fraternelle le Dimanche 15 Novembre à 18h dans le hall de la clinique. Malgré le climat de torpeur et de tristesse national, les salariés restent déterminés et surtout plus que motivés pour faire plier cette direction toujours aussi méprisante vis-à-vis d’eux.

Il serait temps que le groupe Vedici comprenne que la France est un Etat de droit et qu’on ne peut faire preuve d’autant de désinvolture en ce qui concerne le droit du travail. Ne leur déplaise, Macron n’a pas encore détruit toute la législation du travail.

Imprimer cet article Télécharger cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.