Salariés de la clinique du Pont de Chaume: 49 jours de grève !

Les salariés de la clinique du pont de chaume viennent de finir leur 49ème jour de grève. Malgré un pourrissement du conflit par leur direction et leur fatigue tant physique que psychologique ils restent toujours aussi mobilisés et déterminés !!! Pour rappel 35% des salariés sont en grève et pour totalité des soignants ce qui représente 80% des soignants de l’établissement.

Depuis le 2 Décembre 18 salariés dont 5 encore à ce jour ont entamé une grève de la faim. Ils se sont installés dans le hall de la clinique. L’attitude de cette direction est totalement irresponsable laissant se jouer des drames humains et familiaux ; allant jusqu’à laisser des salariés mettre en danger leur santé ne sachant plus comment se faire entendre.

Une direction fermée à la négociation.

Depuis le départ la direction de l’établissement et la direction du groupe sont dans le refus de négocier pour une question de principe !!! Les salariés, dans un premier temps, ont fait des barrages filtrants à l’entrée de la clinique puis sous le coup d’une ordonnance au tribunal de grande instance ils ont occupé le hall de la clinique allant jusqu’à y dormir dans la nuit du 17 au 18 Novembre. Ceci a entrainé une assignation le 23 Novembre pour 19 d’entre eux au TGI pour lever de piquet de grève et arrêt d’occupation des lieux. L’audience a été reportée au 3 Décembre à la demande des salariés pour favoriser la médiation sachant que les locaux ne sont plus du tout occupés depuis le 18 Novembre. L’assignation a fini par être levée le 2 Décembre.

Des médiations qui se soldent par des échecs.

Une première médiation avec le directeur de la DIRECCTE s’est terminée par un constat d’échec le 16 Novembre, la direction ne s’étant pas présentée à la table des négociations. Le 19 Novembre le préfet a nommé un médiateur de la république qui a rencontré la délégation des salariés grévistes le lendemain matin. Lui a été remis leurs ultimes revendications : obtentions postes supplémentaires, le respect ratio pour un binôme IDE/AS, mise en place nouvelle grille et surtout paiement des jours de grève au regard de la direction qui a laissé trainer le mouvement en longueur. La direction toujours dans le refus de négocier a finalement accepté une rencontre avec le médiateur le lundi 23 Novembre au soir dans un salon de l’aéroport de Toulouse entre 2 avions pour lui signifier qu’elle n’accèderait à aucunes demandes émanant des salariés grévistes. Cette nouvelle médiation s’est également soldée par un échec.

Une direction qui se moque des pouvoirs publics.

Dans un premier temps sous le choc les salariés et leur délégation très en colère prennent la décision de durcir le mouvement avec un blocage total de la clinique par les camarades de l’interpro et occupation de l’ARS en simultanée par les salariés grévistes pour le Jeudi 25 Novembre. Sous la pression des pouvoirs publics, grâce entre autre à l’intervention de la fédération santé action sociale et de l’UFSP, et du rapport de force engagé par les salariés, la direction s’est engagée auprès du médiateur à revenir à la table des négociations le Vendredi 26 Novembre à 14h mais sans plus de résultat la direction restant sur ses positions.

Des pouvoirs publics sommés de réagir.

Le Mercredi 2 Décembre après avoir porté leur soutien aux salariés d’air France, les salariés grévistes, aidés par de nombreux camarades de plusieurs départements de Midi-Pyrénées, ont envahi l’ARS de Toulouse pour mettre la pression sur les pouvoirs publics qui peuvent avoir un peu de poids sur cette direction. Reçu par la directrice et après plusieurs heures d’occupation des lieux un rendez-vous est fixé dès le lendemain entre le délégation et la direction pour reprendre les négociationsLa direction qui présente un document sur ses propositions semble enfin enclin à débuter de réelles et sérieuses négociations avec des avancées sur les conditions de travail. Mais dès le lendemain changement d’attitude avec présentations d’un nouveau document remettant tout ce qui avait été acté la veille en question ! Les 2 parties se quittent tard le soir sans parvenir à un accord. Dans un même temps les salariés ont eu la mauvaise surprise mais pourtant attendu d’avoir des salaires à 0 euros ou quasi !!!!!!!!

Une direction qui bafoue les règles de la négociation.

Dans sa grandiose déloyauté la direction diffuse dès le Samedi une note de service avec un nouveau document intitulé « protocole fin de conflit » en expliquant mettre en place de façon unilatérale dès le 1er Janvier ce que les salariés grévistes et « les élus de la listes CGT » avaient rejeté comme avancées de la part de la direction……

De leur côté les deux médiateurs remis dans la boucle des négociations la semaine précédente ont présenté à la direction et aux salariés grévistes leurs dernières recommandations ce soir pour tenter de trouver une issue à ce conflit.

Des salarié-e-s déterminé-e-s !

Le conflit est à ce jour toujours aussi fort. 5 salariées restent en grève de la faim et le hall de la clinique est occupé, malgré les pressions de la direction : vigiles présents sous le prétexte de Vigie pirates, lumières du hall laissées allumées dans l’unique but de perturber le sommeil des grévistes de la faim…

Les salariés grévistes malgré des moments de doutes restent toujours aussi déterminés à aller jusqu’au bout pour faire plier cette direction qui les méprise en restant sur ses positions, en refusant toutes réelles et sérieuses négociations !

Article écrit d’après le topo d’Émilie.

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