Contre l’austérité : Pour une autre politique dans l’Education.

Le 26 janvier 2016 :  toutes et tous en grève !

En faisant adopter une loi de finances et une loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2016 avec quasiment aucune marge de manœuvre pour une augmentation générale des traitements, le gouvernement annonce la couleur : la politique d’austérité continue…

S’ajoutent à cela, la poursuite à une vitesse effrénée et sans réelle négociation, de nombreuses réformes (collège, territoriale, santé…) qui, si elles sont mises en œuvre, vont avoir de nouveaux et graves impacts négatifs sur le service public rendu aux citoyens et aggraver encore les conditions de travail des personnels.

Les « discussions » lancées sur la question des salaires dans la Fonction publique se font dans le cadre du PPCR, PPCR imposé contre l’avis de la majorité des organisations syndicales et qui n’apporte pas d’amélioration notable, voire dégrade la situation des personnels. De fait, le point d’indice reste gelé et, en réalité, le pouvoir d’achat des personnels continue de baisser.

Non à la réforme du collège

Alors que sa réforme du collège continue d’être rejetée par les personnels, et après 3 journées de grève très suivies, la ministre s’obstine à imposer l’inacceptable.

Le «collège 2016» n’est que la dernière étape en date d’une politique qui ne varie pas de gouvernement en gouvernement ; généraliser l’autonomie libérale, imposer la concurrence entre toutes et tous,
réduire l’égalité sur le territoire et refuser de donner les moyens nécessaires à la réussite des élèves.

Cette réforme, comme celles des lycées, de l’éducation prioritaire et des rythmes scolaires, dégrade les conditions de travail des personnels et impose une École de plus en plus inégalitaire.

Le socle commun et l’évaluation par compétences, comme la généralisation de l’apprentissage, accentuent une école à deux vitesses au seul service de l’employabilité et du patronat.

La liberté laissée aux collèges et aux lycées dans les répartitions horaires, les programmes sur 3 ans, la régionalisation de la formation professionnelle et la mise en place à la carte des rythmes scolaires dessinent une École atomisée entre politiques régionales, municipales ou d’établissement.

 

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