Projet de loi Travail : ni amendable, ni négociable Nous sommes toutes et tous concerné-es !

La CGT Éduc’action demande le retrait total du projet de loi Travail dicté par le MEDEF à ce gouvernement qui veut subordonner la citoyenneté des salarié-es aux seuls désirs de leurs employeurs. Les « reculs » annoncés ne sont que des miettes laissées à des syndicats au service du patronat pour affaiblir le mouvement pour le retrait du projet de loi.

La CGT Éduc’action appelle à amplifier les luttes revendicatives en exigeant l’augmentation des salaires, en exigeant une réduction du temps de travail, un retour à l’âge de départ en retraite à 60 ans qui sont de vraies réformes progressistes. Elle appelle à se mobiliser aussi pour une véritable augmentation des salaires dans la Fonction publique, bien plus que les 0,6 % + 0,6 % annoncés alors que les agents publics ont perdu plus de 13 % de pouvoir d’achat depuis 2000 : c’est 400 euros pour toutes et tous qu’il faut en urgence ! 

La CGT Educ’action appelle à être massivement en grève le 31 mars 2016 et à poursuivre la mobilisation jusqu’au retrait de la loi Travail. 

Statut des fonctionnaires…

Le statut des fonctionnaires est certes dérogatoire mais pas sans lien avec le Code du travail dont les principes fondamentaux s’appliquent aux agents publics.

Après le Code du travail, le statut général de la fonction publique sera sans aucun doute la prochaine cible des politiques libérales.
Plus de cent-vingt ans de luttes, de combats, d’actions syndicales ont permis de construire des garanties collectives pour les salarié-es. L’histoire sociale et syndicale de notre pays, c’est l’histoire du progrès social contre le capitalisme, contre les privilèges du pouvoir de l’argent.

Le texte porté par le gouvernement reprend toutes les revendications patronales et libérales.

La colonne vertébrale de ce texte, c’est la fin de la hiérarchie des normes et du principe de faveur, la dérogation permanente qui conduit à remettre en cause, par exemple, les 35 h et, au-delà, la durée légale du travail. L’argumentaire du gouvernement repose sur un mensonge, celui qui considère que les droits des salarié-es sont coupables de la montée du chômage. Dans le pays des droits de l’homme, ce gouvernement veut faire croire que les droits et les libertés syndicales sont responsables du chômage. En fait, ils veulent imposer toujours plus de flexibilité pour les salarié-es et donner toujours plus de sécurité aux patrons. Leur liberté, c’est notre aliénation et notre exploitation !
Ce ne sont pas les salarié-es mais bien les capitalistes qui sont responsables d’une aggravation de la situation de l’emploi, de la précarisation et de la paupérisation de millions de jeunes, de retraité-es de salarié-es. Ce sont les milliards d’aides versés au patronat sans aucune contrepartie qui manquent pour l’investissement, l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat, la création d’emplois, l’amélioration de nos services publics et de notre sécurité sociale. 

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