Le 4 avril : vers un mouvement de toute l’éducation !

Le 4 avril plusieurs syndicats de l’éducation appellent à manifester et à faire grève nationalement.

  • Contre les réformes Blanquer du lycée général et du lycée professionnel
  • Contre ParcourSup
  • Pour nos salaires
  • Pour défendre nos conditions de travail et celles de nos élèves
  • Contre le développement de la précarité dans le service public
  • Contre la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires

Pour en finir avec les politiques d’austérité qui frappent l’éducation, c’est le moment de s’y mettre ! Dans les jours qui viennent, le 4 avril et au-delà, dans nos écoles, nos établissements, et nos services, tous ensemble !

Sur le Tarn et Garonne.

7h15 : opération Beatles devant le lycée Bourdelle.

10h : AG des grévistes.

12h30 : deuxième action de la journée.

Un climat social de plus en plus chaud ?

Le mardi 19 mars des centaines d’écoles ont été fermées et plusieurs milliers de professeurs du premier et du second degré ont manifesté sur l’académie. Le 30 mars nous nous sommes à nouveau opposés dans la rue, par dizaines de milliers, aux projets Blanquer de casse de l’éducation. Cette mobilisation a pu se poursuivre ensuite avec des salariés d’autres secteurs et des Gilets jaunes dans les cortèges « du samedi ».
Pour la CGT éduc’action, ces manifestations doivent converger avec celles des Gilets jaunes, celles aussi de la jeunesse qui défend le climat : « Fin du monde et fin du mois, même combat ! ».

Les raisons de la colère.

Méprisant cette colère, Blanquer continue d’avancer ses réformes :
• Casse du lycée général et du lycée professionnel,
• Mise sous contrôle des écoles primaires,
• Milliers de postes supprimés pour la prochaine rentrée dans les lycées et les lycées pro,
• Programmes réduits,
• Mise en concurrence des établissements,
pour ne citer que les éléments les plus criants d’un plan d’ensemble dont un des objectifs est de faire des économies sur le dos des élèves et des personnels de l’éducation.
Pour nous faire taire, Blanquer agite les menaces comme celles reçues par les profs qui ont voulu protester en appliquant par exemple le 20/20 à tous les élèves. La police gaze les collègues devant le Rectorat sous prétexte qu’il faut laisser sortir des sujets d’agrégation alors que les épreuves sont les jours suivants.

Mais Blanquer ne nous fera pas taire, pas plus que la politique répressive de Macron et Castaner ne font taire la contestation des Gilets jaunes.

La Fonction publique attaquée dans son ensemble.

Dans d’autres secteurs de la fonction publique, les « contre-réformes » ont permis la diminution du nombre de fonctionnaires ou assimilés et l’embauche de contractuels à leur place, la désorganisation des services pour faire des économies de personnels, le transfert d’activités au privé. Cela se traduit par un management de la hiérarchie de plus en plus agressif sur des personnels plus fragilisés pour se défendre : les contractuels et précaires sous la menace du licenciement et les fonctionnaires restant sous celle des suppressions de postes, des mutations forcées et d’un développement de harcèlement moral pour pousser à la démission. Le service public rendu aux usagers s’est dégradé.

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