Pourquoi nous voulons des masques FFP2 !

Contrairement à ce qu’a indiqué le gouvernement début mars sur « l’inutilité des masques », ceux-ci sont indispensables pour éviter les contaminations dès lors qu’ils sont efficaces.
Pour masquer la pénurie, patrons et gouvernements font aussi de la désinformation sur les types de masques.

Les seuls masques véritablement protecteurs sont les masques FFP2 et FFP3.

Avant les mensonges de PENICAUD, VERAN, PHILIPPE ET MACRON, le Ministère du travail a toujours recommandé le port de masques FFP2 comme le démontre la circulaire Ministère du travail DGT du 3 juillet 2009 concernant le risque de pandémie : « La première recommandation d’ordre sanitaire a trait à l’utilisation d’équipements de protection individuelle de type masques FFP2, destinés à protéger les personnes qui les portent. » (voir note 1).

Les masques FFP2 filtrent à minima 94 % des particules de 0,6μm.

Le masque FFP3, ce dernier étant connu initialement contre l’amiante offre encore un meilleur niveau de protection. Le problème, c’est que c’est celui où il y a le plus de pénurie.

Pour le masque dit chirurgical, sa fonction est de protéger les patients et non le porteur du masque. On peut dire que sa fonction est l’inverse des FFP2. Il existe plusieurs types qui doivent correspondre à la norme NF EN 14683 :

  • Type I : 95 % des particules de 3 μm
  • Type II : 98 % des particules de 3 μm
  • Type IIR : 98 % des particules de 3 μm + protection contre les éclaboussures

Les masques chirurgicaux ne sont pas des équipements de protection individuelle au sens du code du travail. Attention à la confusion entre masques chirurgicaux, le marque CE conforme à la norme NF EN 14683 doit être indiqué sur la boite et des masques non sanitaires dits « grands publics ».

Les masques « grands publics » n’offre aucune garantie d’efficacité.

Le 1er Ministre a menti une nouvelle fois en déclarant lors de la conférence de presse du 19 avril que: « Les masques grand public nous paraissent, après étude, après certification, après normalisation, être à même de garantir la sécurité sanitaire de ceux qui en disposent. »

A ce jour, les masques « grands publics » ne font l’objet d’aucune norme et d’aucune certification mais d’une simple spécification de l’AFNOR.
La seule étude randomisée comparant l’efficacité des masques tissus à celle des masques chirurgicaux, a été publiée dans le British Medical Journal en 2015. Elle concluait que « la pénétration des masques en tissu par des particules était de près de 97 % et [pour] les masques médicaux de 44 % ».
« La rétention d’humidité, la réutilisation des masques en tissu et une mauvaise filtration peuvent entraîner un risque accru d’infection », signalait la revue.
Pour leur part, la Société française des sciences de la stérilisation (SF2F) et la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H) ont publié le 21 mars une recommandation déconseillant formellement l’usage de masques en tissu comme « solutions palliatives pour couvrir les besoins des soignants et des usagers des établissements ». « Il n’existe pas de preuve scientifique de l’efficacité des masques en tissu », insiste cet avis. (voir note 2)

Le propre Conseil scientifique du gouvernement indique dans son avis du 20 avril que « nous n’avons pas de données solides actuellement sur l’efficacité des masques alternatifs » (voir note 3).

Consultation des représentants du personnel sur les masques.

Pour rappel, il existe une obligation de consultation préalable du CSE et des CHSCT de la fonction publique sur « les conditions dans lesquelles les équipements de protection individuelle sont mis à disposition et utilisés » (voir note 4). Il faut exiger la transmission des notices de l’ensemble des types de masques utilisés et les modalités de la formation obligatoire (voir note 5).

Durée du port des masques.

Concernant les appareils de protection respiratoire (masques) vis-à-vis du risque biologique, l’INRS recommande dans sa fiche de juillet 2019 de « limiter à 1h la durée de port en continu » ( voir note 6).
L’organisation du travail doit donc être revue pour un passage aux vestiaires / sanitaires toute les 55 minutes maximum et en respectant une grande distanciation lors du changement de masque.

ATTENTION : Les protections de type plexiglass ou encore visière sont INSUFFISANTES pour se protéger compte tenu de la propagation sous forme aérosol en plus des gouttelettes.

1http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2009/07/cir_28964.pdf

2 https://www.sf2h.net/wp-content/uploads/2020/02/Avis-SF2S-SF2H-Mate%CC%81riaux-alternatifs-pour-la-confection-de-masques-chirurgicaux.pdf

3 https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/avis_conseil_scientifique_20_avril_2020.pdf

4 Article R. 4323-97 code du travail : « L’employeur détermine, après consultation du comité social et économique, les conditions dans lesquelles les équipements de protection individuelle sont mis à disposition et utilisés, notamment celles concernant la durée de leur port. Il prend en compte la gravité du risque, la fréquence de l’exposition au risque, les caractéristiques du poste de travail de chaque travailleur, et les performances des équipements de protection individuelle en cause. »

5 Formation obligatoire : R. 4323-106 du code du travail : « L’employeur fait bénéficier les travailleurs devant utiliser un équipement de protection individuelle d’une formation adéquate comportant, en tant que de besoin, un entraînement au port de cet équipement. Cette formation est renouvelée aussi souvent que nécessaire pour que l’équipement soit utilisé conformément à la consigne d’utilisation. »

6 http://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%20146

 

Nous remercions les camarades de la CGT éduc’action 76 et de l’UD 76 pour l’ensemble des informations fournies.

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